Mardi matin, après une bonne nuit récupératrice, nous prenons un bon petit-déjeuner à l'auberge pour commencer la journée. Nous ne dormons pas à l'auberge ce soir, donc nous ramassons toutes nos affaires pour les mettre dans la voiture au parking... Malheureusement, après notre voyage je n'avais plus trop les yeux en face des trous, et pendant que Pierre et Victor chargeaient les affaires dans la chambre de l'auberge, je suis allée garer la voiture au parking... en oubliant de noter le numéro de la place! Et s'il y a une chose que vous devez savoir à propos de Québec, c'est que la vieille ville est bâtie sur les hauteurs. Avec un parking à flanc de coteau, les niveaux ne sont plus cohérents, le premier sous-sol étant en réalité le niveau E (le parking commençait en fait plus haut, mais nous avions pris l'entrée située en bas). Résultat, je laisse Pierre et Victor avec les bagages et part à la recherche de la voiture. Après avoir fait quatre fois le tour de ce qui m'a semblé être quatre parkings différents, après m'être retrouvée dans le hall d'un hôtel chicos demandant désespérément la sortie, j'ai fini par retrouver notre Batmobile. Por fin! Mais attention, maintenant le plus drôle étant de... retrouver Pierre et Victor où je les avais laissés! Argh! Et après avoir crié leur nom, j'entends finalement Pierre me répondre, pour me dire que Victor est parti me chercher... Au secouuuuuuuuuuuurs! Enfin voilà pour la petite anecdote, finalement on s'est bien tous retrouvés, on a retrouvé la voiture, pas de soucis.
Nous visitons le Vieux Québec toute la matinée, nous admirons la vue sur le Saint-Laurent entraînant d'énormes blocs de glace (une vraie banquise!), nous remarquons toutes les enseignes des magasins dignes d'une cité médiévale, les tee-shirt aux jeux de mots graveleux et aux dessins humoristiques, les déneigeurs de toit, métier saisonnier indispensable pour éviter, à l'arrivée du printemps, que la neige ne fonde le jour et ne solidifie en glace la nuit, qui tombe ensuite sur la tête des passants. Nous avons également admiré les sculptures de glaces dans les rues de la ville, le mur trompe l' œil retraçant l'histoire et les personnages clés de Québec, l'impressionnant château de Frontenac, bref la totale!




Le midi nous allons chez Ashton pour goûter à la meilleure poutine du coin, avec les petites crottes de fromage qui couinent sous la dent. Nous perso on préfère quand même celle du Barnyard, mais chacun ses goûts! Nous enchaînons ensuite sur le point fort de notre voyage : les chiens de traîneau!!! Nous partons pour le Chenil La Poursuite, où Jeanie (impossible de comprendre son prénom, phonétiquement ça devait être à peu près ça) nous explique vite fait comment gérer le traîneau. Nous sommes avec un couple de Québécois, et comme nous avons deux traîneaux, j'en prends un avec Pierre et Victor conduit le sien tout seul comme un grand! La guide est devant, ensuite le couple, Pierre et moi sur le même et Victor à l'arrière. Les 15 premières minutes, on a du mal à avancer, les chiens font un peu n'importe quoi, ceux de Victor ne veulent pas avancer, nous les nôtres tracent mais on est obligés de les retenir pour qu'ils ne finissent pas par croquer les mollets de ceux de devant, mais finalement une fois qu'on a pris le coup c'est parti!! Moi j'avoue, j'ai un peu de mal dans les virages, mais alors Pierre il déchire tout! Au bout d'un moment on échange, c'est Pierre qui conduit le traîneau tout seul derrière et Victor et moi sur celui du milieu. Et voilà que les chiens de Pierre courent de plus belle, se retrouvant à leur tour dans les mollets de Victor. Qu'est-ce qu'il est foooooooort mon Kéri! Il a raté sa vocation de musher mon amoureux, Vic le surnomme d'ailleurs "l'Homme de la banquise". On s'arrête au bout d'une heure dans un petit chalet pour une pause chocolat chaud et biscuits, histoire de faire souffler les chiens et de reprendre notre souffle. Eh oui car, contrairement à ce qu'on pourrait croire, ça fatigue les chiens de traîneau! Dans les montées, il faut descendre et pousser le traîneau dans la neige pour aider les chiens, et ça crève! Nous avons eu droit à une petite chute marrante sur la fin : la guide nous précise bien que ça va descendre un peu sec et qu'il y a des bosses, Victor perd le contrôle et bam! Dans la poudreuse! Et comme j'avais justement sorti la caméra à ce moment-là, vous aurez la chute en live!!




Au retour au chenil, la guide nous propose de venir voir les chiots disponibles (plein de petits chiot Husky pour 50$, je vous raconte pas l'énooooorme effort de volonté que ça m'a pris pour pas en ramener un!). Ensuite, nous préparons nos affaires car cette nuit, nous dormons dans un tipi!! Si si, un vrai tipi en plein milieu de la forêt! Un gars nous dépose en quad, nous explique à peu près où se situe leur site de descente en tube auquel nous pouvons accéder en raquettes. C'est boooooooon, sans problèèèèèèème! Et allons-y, on dépose juste nos affaires, on chausse les raquettes et c'est parti!!! Et là les tubes, c'est TROP de la boulette!! Ce sont en réalité d'énormes bouées, du genre de celles utilisées sur la mer quand on se fait tirer par un bateau. Sauf que là, on descend des énormes pistes de luge! Vidéo à l'appui ;)
Le retour est moins fun... La nuit commence à tomber, et au milieu de nulle part, en pleine forêt, pas de petits panneaux ou de lampadaires pour indiquer le chemin. Heureusement, Victor avait par précaution cassé une branche à l'aller en guise de repère (à défaut de petites miettes de pain à semer derrière nous ;). Nous prenons au début le mauvais chemin, mais on se dit que ça doit pas être ça quand même... Pierre nous fait un petit délire à la projet Blair Witch, et après avoir parlé des ours et autres bêtes potentielles qu'on peut rencontrer dans la forêt, on commence à flipper comme des gamins!! MAIS, on retrouve la branche cassée de Victor! Yééééééééé! On se dépêche de rentrer dans le tipi, qui contient : une table et deux bancs d'école, un gros poêle à bois, quelques matelas, des sacs de couchage de l'armée, des sacs à viande et des bacs avec la vaisselle et la bouffe (voir vidéo). Mais le poêle à bois n'est presque plus chaud, donc on rajoute vite des bûches, histoire de pouvoir manger quelque chose ce soir (ah oui parce que pour manger on se sert du poêle à bois uniquement). Dehors nous avons des toilettes sèches (c'est Nico qui aurait été content ;), mais au final on n'osait même pas sortir tout seul dans le noir profond de la forêt donc on y allait toujours à deux... lol Enfin voilà, nous avons réussi à manger nos fèves à l'érable et notre potée à la ratatouille, et nous avons même pu regarder un film grâce à l'ordinateur portable de Pierre qui avait encore de la batterie. Roots, soit, mais modernes! Le seul hic, le poêle se refroidit très vite, donc il faut se lever toutes les heures pour rajouter des bûches si on ne veut pas mourir de froid... Pas beaucoup de sommeil prévu pour les musher cette nuit!